
Vous n'êtes certes pas sans savoir que les nouvelles versions de ces produits sont très gourmandes en place disque et en espace mémoire. Dans cet article, nous examinons la situation du tableur Excel 5.0, tout particulièrement sur PowerMac/PowerPC.
En effet, la très grande complexité de ce logiciel devenu la référence des tableurs électroniques, a nécessité une conception modulaire (librairies partagées). L'espace mémoire occupé par l'application Excel est donc très important, une fois que tous les modules ont été chargés. En effet, la place requise par Excel en mémoire vive sur un PowerMac est de 4 MB par défaut, auquel il faut ajouter 10 MB de librairies partagées, ce qui nous donne un total de 14 MB (!)
A première vue, en considérant que le système d'exploitation de votre PowerMac requiert 4 MB, il vous faudra au minimum 18 MB de mémoire vive, et ce, pour ne faire fonctionner que Excel 5.0. Il est vrai que le SIC ne propose plus de configurations Macintosh inférieures à 24 MB de mémoire, mais examinons d'un peu plus près ce qui se passe réellement dans votre PowerMac, afin de ne plus perdre cette précieuse mémoire.
Le tableau ci-dessous vous montre l'occupation de la mémoire vive par le système d'exploitation et Excel 5.0, sur un Macintosh 680x0, et sur un PowerMac/PowerPC avec et sans mémoire virtuelle:

Comme vous pouvez le constater, avec le PowerMac, la taille mémoire requise est excessive si la mémoire virtuelle n'est pas enclenchée. Par contre, en l'activant, vous autorisez la permutation des fragments de code exécutable entre la mémoire et le disque dur (zone grisée), et une taille mémoire totale de 8 MB sera suffisante. Quant au Macintosh 680x0, le code CISC est toujours plus compact que le code RISC, et la permutation des segments est active en permanence.
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Le système d'exploitation du PowerMac n'offre pas la même flexibilité. Avec un processeur PowerPC, en présence de mémoire virtuelle ou de RAM Doubler, la totalité d'une application est chargée en une seule fois. De ce fait, même si la taille totale réelle d'une application est la même sur un PowerMac et sur Macintosh 680x0, la taille apparente de l'application est supérieure sur PowerPC. L'avantage de cette méthode, pour le PowerMac, est que la totalité du code de l'application étant chargé dans un espace mémoire contigu, elle sera moins facilement victime de blocage, et s'exécutera plus rapidement.
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Cependant, sur les deux plateformes, lorsque les utilisateurs interrogent le système pour connaître la taille mémoire occupée par une application, ils peuvent lire un nombre qui représente la taille réelle de la partition pour les données plus la quantité de mémoire nécessaire pour le code. Le système d'exploitation ne différencie pas ces deux valeurs et affiche la somme totale dans la fenêtre informations.
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Donc, contrairement à la situation ambiguë créée par la dernière version 6.0 de Word, on peut tous préférer Excel 5.0 en gardant en mémoire qu'il y a une condition: bien configurer son PowerMac!
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How Virtual Memory Works on a Power Macintosh
Troubleshooting Microsoft Excel 5.0 for the Macintosh
NB: cet article est en partie tiré du Livre Blanc Stratégique: La technologie Power Macintosh de Microsoft® Office 4.2 pour Macintosh et Power Macintosh d'octobre 1994.
article paru dans le Flash informatique, numéro 6 du 27 juin 1995