PowerShare, le challenger

par Jean-Marc Lavanchy DMX & Laurent Desimone DI
NDR: La messagerie électronique à lŒEPFL est l'objet actuellement dŒune étude dŒun groupe de travail mandaté par la CTI. Les conclusions du rapport de ce groupe paraîtront dans le prochain Flash informatique. Les outils présentés dans cet article, ainsi que d'autres, seront pris en considération.

Table des matières

Les encarts

Introduction

Avec l'âge et la charge, celle qui a fait les beaux jours de la communication entre la messagerie QuickMail et la messagerie SMTP, la passerelle EMAIL_GW a dû prendre sa retraite. Avec sa démission, c'est toute l'architecture de la messagerie sur Macintosh qui se voit remise en question. Une alternative heureusement était à notre disposition pour sauver la situation et Eudora a, jusqu'à ce jour, permis d'assurer aux nécessiteux l'accès à leurs correspondants sur Internet.
Puisqu'il faut changer de système, pourquoi ne pas opter pour la Rolls? Apple vient de dévoiler AOCE et sa messagerie intégrée. La tentation est forte, d'autant que cette nouvelle architecture reçoit le support de nombreux fabriquants de logiciels et que plusieurs produits et services sont déjà disponibles ou annoncés. Parmi ceux-ci, une passerelle permet la liaison avec SMTP, assurant ainsi la compatibilité avec le standard de base de l'école.
Rapidement conquis, le DI se décide à proposer à ses membres d'adopter cette nouvelle technologie et à acheter les passerelles nécessaires pour communiquer avec le reste du monde. Il a déjà été suivi par dŒautres départements ou instituts de lŒEcole dont le DMX. Cet article souhaite présenter les concepts de cette nouvelle messagerie et son implémentation dans les départements.

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PowerTalk ­ PowerShare: Architecture

Basée sur le modèle client - serveur, qu'Apple avait déjà illustré avec AppleTalk-AppleShare, l'architecture de la messagerie s'articule autour de deux composants:

Pour les communications avec le monde Internet, le DI a installé:

Parmi les facilités les plus attrayantes de la messagerie Apple, nos préférées sont:

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Les concepts nouveaux

Le trousseau PowerTalk

Nouvel élément du bureau, la métaphore décrit bien son utilité: il s'agit de grouper en un seul «trousseau» les clés d'accès à différents services. Ainsi le trousseau, protégé par le mot de passe que vous avez choisi, se souviendra-t-il, si vous le désirez, de tous vos autres mots de passe: accès au courrier, aux serveurs AppleShare.

Les répertoires

Les répertoires contiennent pour chaque type de service disponible (sur le réseau ou sur votre Mac) la liste des éléments qu'il peut vous fournir. Ainsi:

Les répertoires sont en général accessible dans le dossier Répertoires sur le bureau, ainsi que pendant les opérations de recherche, par exemple lors de la création du destinataire d'un message. Il est aussi possible de créer ses propres répertoires et d'y glisser les cartes de visites des personnes que l'on contacte souvent.

figure 1: L'arborescence du répertoire X500

Les cartes de visite

Les cartes de visite sont des réceptacles d'informations concernant une personne. Chaque utilisateur enregistré sur un serveur PowerShare reçoit la sienne, qu'il peut personnaliser avec ses informations privées: numéros de téléphone, adresse et même une image de son cru comme l'illustre la figure 2.

figure 2: Exemple d'une carte de visite

Les cartes de visite établies par l'administrateur de PowerShare sont accessibles en consultation pour tous dans le répertoire «EPFL», en suivant l'arborescence des départements et des instituts. Lorsque le possesseur de la carte détient une boîte aux lettres sur ce serveur, l'adresse électronique de sa boîte est inscrite dans la carte.
L'utilisation des cartes est potentiellement très versatile. En effet par l'utilisation du drag & drop, on va pouvoir glisser la carte sur un objet (ou l'inverse). Ce qui se produira dépendra alors du contexte, par exemple:

Il est bien entendu possible de créer soi-même des cartes de visites pour y mettre les informations sur des personnes qui ne figurent pas dans les répertoires à disposition, ainsi que construire des groupes pour associer des personnes, par exemple pour en faire des listes d'adresses (mailing lists).

La boîte aux lettres

La boîte aux lettres (notez les deux étages sur l'icône) est le lieu où se trouvent déposés les messages entrant et sortant. Les messages peuvent être déplacés dans d'autres dossiers pour archivage ou dans la poubelle pour destruction, par simple drag & drop, comme s'il s'agissait de documents du bureau. Ouvrir l'un de ces message appelle le mailer fourni avec le système: AppleMail.

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AppleMail

AppleMail est une petite application de traitement de texte installé en standard avec le système 7 Pro. Elle nous permet d'afficher dans la fenêtre d'un document l'en-tête de messagerie. Plusieurs fabricants de logiciel, dont Microsoft et Claris, annoncent le support de cette facilité dans la prochaine version de leur application. Déjà ClarisWorks, le logiciel intégré de Claris, offre l'en-tête de messagerie dans ses documents (voir figure 3).

figure 3: En-tête d'une messagerie

Cette en-tête de messagerie est composée des champs habituels d'un message électronique, à savoir:

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La transition

La mise en place d'un tel système de messagerie n'est réalisable que sous une condition essentielle : pouvoir communiquer entre toutes les messageries actuellement en place à l'EPFL. Autrement dit QuickMail et le mail Unix. Eudora utilise la messagerie d'une station Unix et fait partie de cette catégorie. Il fallait par conséquent trouver le plus grand diviseur commun pour ces différents systèmes: SMTP. La solution est donc toute simple, une passerelle SMTP sur QuickMail et une autre sur PowerShare. Le lien est fait. Reste à pouvoir communiquer sur SMTP les caractères accentués, les sons et les images qui sont natifs à PowerShare et QuickMail. Le standard MIME (voir encadré) semble tout désigné pour cette tâche, et les passerelles que nous avons choisies le supportent déjà.
Ce système mis en place, nous pouvons envisager les trois phases de transition en douceur pour les utilisateurs QuickMail vers PowerTalk, tout en conservant l'accès à l'E-mail:

Phase 1

Dans un département, des utilisateurs QuickMail et PowerTalk
Le centre de messagerie QuickMail du département subsiste. Les nouveaux utilisateurs PowerTalk dévient leurs messages QuickMail vers PowerShare via la passerelle SMTP. C'est la phase actuelle des départements qui ont opté pour le système 7 Pro.

Phase 2

Dans un département, que des utilisateurs PowerTalk
Le centre de messagerie QuickMail du département disparaît. La passerelle QuickMail-SMTP du département prend le nom de l'ancien centre de messagerie. Il n'y a plus de boîte aux lettres QuickMail pour un utilisateur, mais un lien vers l'adresse PowerShare. Les utilisateurs PowerTalk du département ont toujours une adresse QuickMail et peuvent continuer à recevoir des messages des autres départements qui n'ont pas opté pour le système 7 Pro. Cette phase sera atteinte entre octobre et décembre suivant les départements.

Phase 3

Dans toute l'EPFL, que des utilisateurs PowerTalk
Il ne reste plus aucun centre de messagerie QuickMail à l'EPFL. Les passerelles QuickMail-SMTP peuvent être supprimées. La date de passage à cette phase est difficile à estimer. Tout dépendra de la volonté de certains départements à promouvoir cette solution.

Bien que la phase 3 soit celle à laquelle nous arriverons probablement à moyen terme, elle n'est pas la plus importante. L'objectif actuellement est d'arriver en phase 2 le plus rapidement possible pour les départements concernés. Ceci pour deux raisons majeures : la première est de faciliter la gestion d'un tel système (plus qu'une messagerie à gérer) et la deuxième d'optimiser les performances (pas de transit du message par une boîte aux lettres QuickMail).

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Conclusion

Après le succès de QuickMail, AOCE prend le relai et se présente comme une évolution majeure tant du point de vue des performances et de la facilité d'utilisation, que de l'ouverture vers les autres standards de communication. Nous pensons que cette solution proposée par Apple est celle de l'avenir pour l'EPFL sur la plate-forme Macintosh.


article paru dans le Flash informatique no 5 du 17 mai 1994